|
L'anticléricalisme des radicaux à partir
d'extraits de presse. |
|||
|
Le petit mantais - 31 janv 1906 : |
|||
| Le journal de Mantes - 6 décembre 1905
: " Pas de politique... C'était inévitable, les associations cultuelles s'organisent prestement dans l'arrondissement de Mantes en prévision du vote prochain de la loi de séparation. Le curé de chaque paroisse vient d'envoyer un premier appel aux catholiques... Évidemment les curés demeurent dans la légalité et le plus curieux c'est qu'ils s'appuient sur les textes de 1901 ( Waldeck Rousseau ) et de 1905 ( Briand ) pour constituer ces groupes coopératifs. Escobar était un maître juriste, Tartuffe un modèle d'éloquence et une arme reste toujours à double tranchant entre les mains de quiconque sait s'en servir... Les prêtres pas de politique ! Allons donc, ici plus que jamais vous justifiez l'épithète de casuistes qu'on vous décoche si souvent..." |
|||
| Le journal de Mantes - 13 décembre 1905
: Associations cultuelles. " Là gît le danger. Pour une fois je suis d'accord avec M. Méline : " Les associations cultuelles vont devenir l'état-major du parti catholique..." Qui entre dans ces associations cultuelles ? Trois catégories d'individus : Les fervents, les mystiques; Il y en a encore quelques uns, par atavisme, par éducation, pour masquer le vide de leur existence, ceux-là, ont de vagues et puériles religiosités. Ils sont respectables parceque sincères. Les trembleurs, ouvriers, commerçants, petits boutiquiers, qui craignant de perdre leurs riches clients ou leur travail quotidien, ceux-ci se fichent du culte comme de leur première culotte. Au fond, ils ignorent le curé, le tournent en ridicule, mais néanmoins lui apportent leur obole. Quand nous, les libres penseurs les obligerons par représailles à adhérer à nos fédérations républicaines, à nos comités démocratiques, ils s'inclineront : le négoce avant tout. Enfin, les malins, les directeurs, l'état-major, selon l'expression de M. Méline, grands patrons, industriels cossus, descendants des croisés, fils des barons impériaux, financiers insolents, le pouvoir glisse de leurs mains séniles et ils veulent le conserver car l'avènement des couches sociales nouvelles les épouvante. L'association cultuelle sera un moyen de gouverner, de dominer, de maîtriser. Le curé, agent naturel de cette caste s'insinue partout : au catéchisme, il pétrit le cerveau de l'enfant ! Au confessionnal, il régente la femme, il intéresse l'homme aux conférences d'hiver et à l'heure dernière, il accapare la conscience du vieillard... Puissance colossale hier, effrayante demain. Est-ce à dire qu'il ne fallait pas voter la séparation ? Loin de moi une semblable pensée. C'est le coup le plus terrible qui ait été porté à la Congrégation depuis 100 ans, mais il est nécessaire que nous nous organisions pour la défensive le cas échéant pour l'offensive. Dans les villages ou respectueux de la liberté des opinions, le prêtre se confinera dans l'accomplissement de ses devoirs sacerdotaux, sans exercer aucune pression occulte sur les ouvriers et les négociants, la stricte neutralité s'impose. Si au contraire le parti clérical menace de boycotter les indifférents, je dis " oeil pour oeil, dent pour dent ". Mes amis donnons- nous aussi des moyens. L'association cultuelle rassemble les siens, rassemblons les nôtres. Républicains, face à l'ennemi ! Trêve aux dissensions locales. Inscrivez vous à l'un des quatre comités qui existent dans l'arrondissement de Mantes. Créez des sous-comités communaux. Vous n'êtes pas en nombre suffisant dites-vous; Erreur, l'essentiel est de commencer. Les isolés ont la Ligue des droits de l'Homme, le cercle de la ligue de l'enseignement, mais au nom et dans l'intérêt de la démocratie, ne dispersez pas vos forces. L'association cultuelle, voilà l'adversaire ! M. Méline l'a proclamé et M. Méline à ce sujet est un politique bien avisé. Jean Jacques |
|||
|
Un bilan radical et national. |
|||
| Le journal de Mantes - 28
mars 1906 : "Bas les cartes MM. les curés, la partie est perdue. Je vous rends cette justice que ce n'est pas votre faute, vous avez tout fait pour déchaîner sur notre malheureuse patrie les horreurs de la guerre civile. Cela démontre surabondamment que vous conservez l'âme de l'inquisition et l'esprit de la Saint Barthélémy. Seulement voilà, le peuple ne se prête nullement à vos combines louches, à vos machinations royalistes, car vous nourrissez l'espoir de restaurer la Monarchie. Ramener le Roi ou l'Empereur, lequel des deux ? A propos d'inventaires, cette idée baroque ne pouvait germer que dans des cervelles cléricales. Or à l'heure présente, 65.000 inventaires sont terminés. Il n'en reste donc à effectuer que 6 à 7.000 au plus. Sur l'ensemble des opérations, 200 à peine ont donné lieu à des incidents sérieux. 200 sur 65.000 ! Mesurez vos forces ... Messieurs. Au début, vous pensez entraîner la capitale; Vous fomentez une bagarre à Sainte Clotilde, mais on vous douche aux gros cailloux et les perturbateurs à particule n'iront plus se compromettre... A Versailles vous prenez soin d'aveugler vos adversaires avec du poivre avant de les assassiner à coup de chandelier. Tudieu, quelle bravoure ! En Bretagne, les échauffourées se sont multipliées. Et là, rien d'extraordinaire, cette province vous la dominez complètement. Qu'est-ce que les recteurs ont pu dire aux paysans, pour les amener à saisir leurs fourches ? Quels mensonges ont-ils su accumuler ? ... On peut tout créer, tout forger, même les théories les plus grotesques, les bretons ne savent point lire et ils ne connaissent point le français. Vous enivrez un village, puis vous le lancez à l'assaut d'une école laïque et vous avez grandement raison; Là gît l'ennemi; Je ne connais pas l'instituteur de Saint Étienne de mer- morte, mais il détient une parcelle de lumière, un atome de vérité,... et la classe fut saccagée de fond en comble... En Haute Loire, la misère physique, la décrépitude morale sont plus grands encore qu'en Vendée. Des cantons entiers appartiennent aux hobereaux cévenols aussi ignorants que leurs métayers... Partout le prêtre dupa, trompa odieusement ses clients. On ne peut intervenir parceque ces gens sont complètement illettrés. Les flamands d'Hazebrouck eux aussi se soulevèrent. Parbleu ! La région est un foyer de contrebande, les gens se moquent de la religion, mais ils détestent les gendarmes et douaniers, donc ils les fusillent. Plusieurs officiers, environ une demie douzaine refusèrent d'exécuter les ordres du ministère; Je ne les blâme pas; Seulement auraient-il eut le même geste si le gouvernement les eût envoyé combattre contre les grévistes du Nord ? Cependant les mineurs sont plus intéressants que les curés. ... Le malaise que nous subissons provient des derniers soubresauts de la Congrégation à l'agonie. Avant six mois la France reprendra sa tranquillité et la chouannerie cessera. Gardez des atouts Messieurs les curés, en dépit de vos menaces , la libre pensée triomphera." J.J. |
|||
|
Les partis politiques en France en 1906 |
|||||
|
|||||
|
journal de Mantes - 4 avril 06 :
|
journal de Mantes - 11 avril
1906 : Cléricaux et syndicalistes. " Pendant que les énergumènes du cléricalisme fendent à coup de pierre la tête aux gendarmes, transformant les édifices religieux en citadelles... Les révolutionnaires et les socialistes embrigadés ainsi que les syndicalistes, ne négligent rien pour troubler l'ordre et pour jeter l'alarme dans les esprits. La guerre déclarée dans le bassin houiller du Nord et du Pas-de-Calais au lendemain de l'effroyable catastrophe de Courrières a causé une douloureuse surprise. Les amis sincères des ouvriers les ont vus avec le plus grand regret repousser les propositions transactionnelles qui leur étaient faites et rajouter par la suppression du travail, de nouvelles misères à celles qui n'avaient pu être évitées..." |
||||
| Le petit mantais - 7 janv
1906 : Bulletin politique : "... l'oeuvre législative a été marquée surtout par le vote de la séparation de l'Église et de l'État. C'est un fait accompli sur lequel il n'y a pas lieu de revenir et c'est l'avenir qui montrera si nos législateurs ont été bien ou mal inspirés en décidant cette mesure..." |
|||||