VOYAGE A AUSCHWITZ BIRKENAU DES ELEVES DE SAINT MICHEL SUR ORGE Le 5 décembre dernier, le Conseil régional d'Ile de France et le Mémorial du Martyr Juif organisaient pour huit classes de lycée, une visite du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. La 1° ES2 du lycée Léonard de Vinci de Saint-Michel sur Orge était invitée. Il est trop tôt pour savoir ce que l'histoire
retiendra du siècle dernier. Des évènements, des idées,
des hommes, un temps considérés majeurs, seront oubliés
ou ramenés à d'autres dimensions. D'autres moins remarqués
seront mis sous une lumière nouvelle. Mais le questionnement majeur
de l'enfantement de l'inhumanité par une civilisation prétendument
supérieure subsistera. Nés en ces temps de barbarie, notre
devoir est au moins de croire à cela, et faire en sorte, par l'étude,
l'analyse et l'explication, que l'horreur soit connue et comprise. Patrick
THIEBAUT, professeur d'histoire-géographie au lycée
Léonard de Vinci à Saint-Michel sur orge. |
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Quelques
témoignages d'éleves sur Auschwitz
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| Clémence: " Depuis notre enfance, on nous explique cette guerre et le processus de la solution finale. A force, on nous désensibilise, on banalise ces crimes. Ce n'est pas le but recherché mais les tas de cadavres et les photos de charniers désindividualisent les morts on en oublie l'homme Ce qui m'a touchée profondément, ce qui me fait pleurer quand j'y pense trop fort, c'est la photo de famille ou le portrait d'avant la guerre sous lesquels on peut lire" aucun d'entre eux n'est revenu." Maintenant quand je pense à cette visite je revois des visages, des traits heureux et des traits tirés, tristes et faméliques. Je revois le regard sombre, fixe et débordant de douleur d'un enfant Ces morts, je les pleure; je partage leur malheur et leur désespoir.." |
Nathalie: "Je n'arrivais pas à réaliser l'horreur qui s'étalait devant moi lorsque j'ai vu de mes propres yeux deux tonnes de cheveux ternis par les années, entassés dans une vitrine Combien de corps appartenaient à ces cheveux?"
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| Maud: " Quand le car arriva à Birkenau et que je vis la célèbre entrée des trains, je compris que ce voyage serait un cours "grandeur nature". L'environnement me fit penser aux conditions que devaient endurer les déportés. Nous, nous marchions dans la neige avec des chaussures adaptées et des vêtements chauds. eux n'avaient que de simples pyjamas rayés." | Mélanie:" penser que derrière chaque paire de chaussures, chaque mèche de cheveux, une personne était vivante Tout cela n'est pas facile à réaliser lorsqu'on a seize ans." |
| Laury: "Nous sortons de ces camps avec un devoir de mémoire à transmettre aux plus de gens possible. La vue de tels lieux nous fait aussi réfléchir sur les conflits actuels et l'avenir." | |
| Elodie: "Avant de partir, je ne comprenais pas bien comment des êtres humains avaient-ils pu infliger à d'autres de telles atrocités; après ce voyage, je le comprends encore moins." |
Sébastien
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| Zoe: " A Auschwitz j'eus l'espoir de voir sur les quelques listes, le nom de ma famille maternelle. J'ai eu un moment que je qualifie d'égoïste, car parmi les milliers de familles décimées en ces lieux, je cherchais mes racines. Aujourd'hui je considère qu'il y a un avant et un après voyage à Auschwitz. Je vis la période après Auschwitz où je savoure chaque instant que la vie m'offre, et en étant très fière d'être de descendance juive." | |
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Delphine:
"Maintenant je me considère utile du fait que je pourrai et
devrai raconter ce voyage.
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| Emilie: " Ce qui m'a le plus étonnée, c'est que ce camp est immense, je ne l'imaginais pas comme cela." | |
| L'A.F.M.A. (Association Fonds Mémoire d'Auschwitz) organise toute activité de mémoire et transmission, actions pédagogiques et manifestations culturelles relatives à la persécution et déportation. Pour la visite de l'ancien camp de Drancy et l'organisation du voyage à Auschwitz-Birkenau, contacter Madame Jeannette MORAUD, présidente de l'A.F.M.A. (01 48 32 07 42). http://www.afma.fr |
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