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La
nativité
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La
nativité occupe les deux panneaux centraux de la première
ouverture. C'est une nativité originale, sans étable, sans
âne ni buf. Assise dans un jardin clos qui rappelle sa virginité,
Marie, à la fois monumentale dans sa robe rouge, et tendre, tient
l'enfant Jésus dans ses bras.Une émotion intense se dégage
de ses gestes et surtout des regards qui plongent l'un dans l'autre.La
scène est dominée par une vision cosmique où Grünewald
esquisse Dieu le Père dans une mandorle dorée au milieu
d'une foule d'anges...
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La musique céleste est évoquée sur le panneau de gauche, dans une construction merveilleuse aux colonnes décorées de fleurs et de feuillages où les anges musiciens ont pris place. Cependant, la réalité de l'Incarnation est rappelée par le lit, le baquet et le pot de nuit disposés aux pieds de la Vierge. Le destin tragique qui attend l'enfant semble déjà annoncé par les langes déchirés qui évoquent le pauvre vêtement du Christ sur la croix. |