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DOCUMENT
D'ACCOMPAGNEMENT DES SUJETS TYPES DU NOUVEAU BAC 2005 |
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BOEN n° 7
du 12 février 2004 (pages 286 à 288) définit l’épreuve
obligatoire d’histoire et géographie au baccalauréat
général pour les séries ES, L et S telle qu’elle
entrera en application à partir de la session de juin 2005. Cette
nouvelle définition s’inscrit dans la mise en œuvre
des nouveaux programmes d’histoire et géographie des séries
générales du lycée dont elle est l’aboutissement.
L’économie générale de l’épreuve
demeure inchangée. Elle évalue des compétences et
des formes d’expression différentes et complémentaires
dont la maîtrise a été construite tout au long de
la scolarité secondaire. Les sujets portent sur le contenu des
programmes des classes terminales. La structure actuelle en deux parties
d’inégale durée évaluant les deux disciplines
est confirmée, ainsi que la possibilité donnée aux
candidats d’opérer un choix entre plusieurs sujets.
Les aménagements les plus substantiels portent sur la première
partie de l’épreuve et principalement sur l’étude
d’un ensemble documentaire. De simples ajustements concernent les
exercices de seconde partie.
Plusieurs
jeux de sujets types d’écrit sont proposés
ici pour montrer aux professeurs et aux élèves en quoi
consiste la nouvelle épreuve d’histoire et géographie.
Le commentaire ci-dessous vise à accompagner et à expliciter
les sujets types afin de montrer les changements et l’esprit dans
lequel il est souhaitable d’inscrire cette épreuve rénovée. |
EXERCICES
DE PREMIERE PARTIE |
| La
composition |
| Deux
changements interviennent dans cet exercice :
- l’obligation de réaliser un croquis de géographie
pour l’un au moins des deux sujets de géographie est supprimée
;
- en revanche, en histoire comme en géographie, est offerte la
possibilité de réaliser des productions graphiques s’insérant
dans le devoir.
- Le sujet de la composition peut porter sur un seul thème
du programme, dont il peut reprendre l’intitulé (ex : « la
colonisation européenne et le système colonial »)
ou sur plusieurs thèmes (ex : « les Sud : une inégale
participation au processus de mondialisation »).
-
Le sujet doit être d’ampleur suffisante et correspondre à plusieurs
heures de leçon. En histoire, on privilégiera des périodes
chronologiques larges : plusieurs décennies, y compris celle allant
jusqu’à nos jours. Il est possible cependant qu’un
sujet porte sur « un tableau à un moment de l’évolution
historique ».
- Le
sujet ne peut pas consister en une étude de cas dans la mesure
où celle-ci n’est pas présente dans les programmes
de terminale.
- Que
le libellé du sujet comporte ou non une problématique
explicite, le candidat doit s’efforcer de situer son
devoir dans un questionnement.
- Aucun
fond de carte n’est fourni.
- Une
ou des productions graphiques peuvent s’insérer
dans le corps de la composition si le candidat le souhaite. Elles
viennent
appuyer certains passages de son développement. Dans
ce domaine, les possibilités sont nombreuses. Il peut
s’agir de schémas spatiaux, d’organigrammes,
de schémas fléchés, etc. Le schéma
spatial est réalisé à main levée.
En géographie, il peut s’agir, par exemple d’un
schéma de la répartition planétaire des
grands centres d’impulsion ou de quelques contraintes
naturelles en Russie ou encore d’un plan schématique
de l’organisation spatiale du centre de New York ou de
la Mégalopolis. En histoire, il peut s’agir aussi
de schémas spatiaux (exemple : pour le sujet « L’Allemagne,
enjeu de l’affrontement Est-Ouest », le candidat
peut réaliser un schéma spatial de la partition
de l’Allemagne et de Berlin en deux ensembles montrant
aussi la coupure et l’enclavement de Berlin), d’organigrammes
(exemple : un organigramme simplifié de la Constitution
française), etc.
Dans cet exercice, le correcteur évalue:
- la compréhension du sujet ;
- la maîtrise des connaissances privilégiant les approches
synthétiques et les notions centrales des programmes;
- la capacité à organiser un plan ou une démonstration
autour de quelques axes, répondant au questionnement initial;
- la pertinence des exemples d’appui et des productions graphiques.
Ces dernières seront valorisées dans la notation ;
- la maîtrise de l’expression écrite.
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| L’étude d’un
ensemble documentaire |
Avec un intitulé nouveau,
cet exercice a aussi fondamentalement changé de nature. Il se
compose désormais de deux parties différentes : une réponse à des
questions et une réponse rédigée au sujet, qui évaluent
l’une et l’autre des compétences différentes
et complémentaires.
- Le texte officiel définissant cet exercice précise
que « le sujet fait apparaître une problématique explicite ».
Celle-ci peut-être exprimée de diverses manières
: interrogative, affirmative appelant une démonstration ou en
opposant deux propositions, etc.
- Il convient que le sujet adopte une formulation simple, dépourvue
de toute ambiguïté, qu’il ait une ampleur suffisante
et qu’il porte sur une question d’importance au cœur
des programmes. Le corpus documentaire doit obéir à certaines
obligations :
- 5 documents au maximum (cela peut être moins)
- en géographie, l’ensemble documentaire doit comporter
une majorité de cartes, croquis ou schémas.
- Il est
préférable, en histoire et en géographie,
d’éviter les textes rédigés par les historiens
ou les géographes et de préférer à ces discours
qui fournissent généralement une information complètement élaborée,
des textes source de diverses natures (discours, communiqués,
témoignages, notes, affiches, reportages, publicités, cartes,
points de vue d’acteurs ou d’observateurs, etc.)
- Il est
souhaitable que l’ensemble documentaire fournisse des informations
fondamentales sur le sujet. Il ne peut cependant prétendre couvrir
la globalité de la question posée. Cela ouvre donc tout
naturellement l’espace à l’expression des connaissances
personnelles du candidat.
Pour
la première partie, le candidat répond à des
questions, cinq au maximum. C’est un exercice à part entière
qui aide le candidat à analyser l’ensemble documentaire. Il
correspond à des pratiques pédagogiques courantes dans les
leçons d’histoire ou de géographie appuyées
sur des documents. Les questions, qui n’appellent pas de réponses
très longues, peuvent porter sur différents aspects de l’ensemble
documentaire, en rapport avec le sujet :
- définition d’une notion présente dans un ou des document(s)
; son intérêt par rapport au sujet ;
- recherche, explicitation d’informations extraites d’un ou
de plusieurs document(s), en réponse à un ou plusieurs aspects
du sujet ;
- mise en relation d’informations issues de plusieurs documents ;
- analyse critique d’un document avec mise en évidence de
ses limites ou de son intérêt par rapport au sujet ;
- appréciation des limites de l’ensemble documentaire par
rapport au sujet
- etc.
La diversité des types de questions ne signifie pas que tous les
types envisagés doivent être présents dans chaque sujet
ou posés selon le même ordre. Chaque ensemble documentaire
a, par sa composition, des spécificités dont le questionnement
doit tenir compte.
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| Pour
la deuxième
partie, le candidat utilise les différentes sources d’information à sa
disposition (réponses aux questions, autres informations contenues
dans l’ensemble documentaire, connaissances personnelles). Il rédige
une réponse organisée distinguant dans des paragraphes
différents les grandes idées répondant au sujet.
Cette réponse organisée comprend une ou deux phrases introductives
et une ou deux phrases conclusives. Cette rédaction ne comporte
pas de limite de volume. Mais il est à conseiller aux candidats
de ne pas consacrer un temps excessif à l’ensemble de l’exercice
qui est prévu pour être réalisé en 2h30 à 3h. |
Le correcteur évalue
:
- la capacité à répondre avec exactitude et concision
aux questions posées en faisant preuve d’esprit critique
;
- la capacité à répondre à la problématique
du sujet en une réflexion organisée, associant les connaissances
personnelles et les informations prélevées dans les documents
composant l’ensemble documentaire ; on sanctionnera à cet égard
la seule reprise des informations des documents, ou, a contrario, le
simple récit du cours ignorant l’exploitation des documents
;
- l’aptitude à lire et à interpréter un ensemble
documentaire, à identifier, croiser, hiérarchiser, contextualiser,
les informations prélevées dans les divers documents ;
- la maîtrise de l’expression écrite.
Bien que la notation soit globale et exclue l’élaboration
d’un barème détaillé, chacune des deux productions
(réponse aux questions et rédaction d’une réponse
au sujet), de nature fort différente, doit être prise en
compte dans l’évaluation (on peut conseiller au correcteur
de considérer que la réponse aux questions compte pour
40% environ dans l’appréciation d’ensemble de l’exercice
et que la réponse rédigée au sujet intervient environ
pour les 60% restant).
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EXERCICES
DE SECONDE PARTIE |
| Réalisation
d’un croquis de géographie. |
| La définition
officielle de cet exercice n’implique plus le commentaire de la
légende. Un croquis de géographie est une forme de langage
exprimant de manière graphique une organisation spatiale. Avec
sa légende, correctement hiérarchisée, il se suffit à lui-même.
Un fond
de carte est fourni.
Le correcteur évalue
:
- la pertinence de la légende au regard du sujet proposé (sélection,
organisation, hiérarchisation des informations et mise en relation
des phénomènes représentés) ;
- l’exactitude des informations figurant sur le croquis, leur localisation
et la précision de la nomenclature ;
- la qualité des choix de représentation graphique ;
- la cohérence et la lisibilité de l’ensemble croquis/légende
constituent des éléments de valorisation.
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| Explication
d’un document d’histoire. |
Le nouvel
intitulé de cet exercice vise à lever les confusions ou
ambiguïtés que l’appellation précédente
de « commentaire » risquait d’entretenir avec l’exercice
de type universitaire, aux objectifs plus ambitieux.
- Le candidat répond aux questions posées.
-
Dans un exercice conçu pour être traité en une heure
environ, le nombre de questions est forcément limité. Les
questions posées peuvent être de plusieurs types. Cela ne
signifie pas que tous les types envisagés doivent être présents
dans chaque sujet ni même qu’ils soient posés dans
le même ordre, d’une manière stéréotypée.
Chaque document a en effet, par sa nature, son origine, son contexte,
des spécificités dont le questionnement doit tenir compte.
Toutefois, tout questionnement doit permettre d’évaluer
les compétences des élèves quant à la compréhension
du document, l’identification d’informations, et leur explication à partir
des connaissances acquises.
- Comme le prévoit la définition de l’épreuve,
le candidat ne répond qu’aux questions posées. L’ensemble
de ces réponses ne comporte pas de limite de volume afin de ne
pas brider le candidat ayant une réflexion approfondie et des
connaissances pertinentes par rapport aux questions. Toutefois, le temps
limité dont il dispose doit l’inciter à fournir des
réponses concises.
Le correcteur évalue:
- la compréhension globale du document ;
- la capacité du candidat à identifier des informations
et à les éclairer par ses connaissances personnelles ;
- la concision et la rigueur des réponses ;
- la maîtrise de l’expression écrite.
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