Citations et extraits de textes sur la mémoire |
Sur la mémoire ; définition, limites , implications |
1. Augustin cité par P.Ricoeur dans Temps et récit , tome 1, Paris, Le Seuil, 1983, p.37. « la mémoire est le présent du passé ( ) l'impression que les choses en passant font en toi y demeure après leur passage et c'est elle que je mesure quand elle est présente, non pas ces choses qui ont passé pour le produire » |
2. Charles Péguy écrit dans Clio, Dialogue de l'histoire et de l'âme païenne , 1932 « l'histoire est essentiellement longitudinale, la mémoire est essentiellement verticale. L'histoire consiste essentiellement à passer au long de l'évènement. La mémoire consiste essentiellement, étant dedans l'évènement, avant tout à n'en pas sortir, à y rester et à le remonter en dedans. La mémoire et l'histoire forment un angle droit. L'histoire est parallèle à l'évènement, la mémoire lui est centrale et axiale » |
3 Maurice Halbwachs, Les cadres sociaux de la mémoire , Paris, Albin Michel, 1994. « Si nous examinons d'un peu plus près de quelle façon nous nous souvenons, nous reconnaîtrions que, très certainement, le plus grand nombre de nos souvenirs nous reviennent lorsque nos parents, nos amis, ou d'autres hommes nous les rappellent. On est assez étonné lorsqu'on lit les traités de psychologie où il est traité de la mémoire, que l'homme y soit considéré comme un être isolé. [...] Cependant c'est dans la société que, normalement, l'homme acquiert ses souvenirs, qu'il se les rappelle, qu'il les reconnaît et les localise. [...] le rappel des souvenirs n'a rien de mystérieux. Il n'y a pas à chercher où ils sont, où ils se conservent, dans mon cerveau, ou dans quelque réduit de mon esprit où j'aurais seul accès, puisqu'ils me sont rappelés du dehors, et que les groupes dont je fais partie m'offrent à chaque instant les moyens de les reconstruire, à condition que je me tourne vers eux et que j'adopte au moins temporairement leurs façons de penser. [...] C'est en ce sens qu'il existerait une mémoire collective et des cadres sociaux de la mémoire, et c'est dans la mesure où notre pensée individuelle se replace dans ces cadres et participe à cette mémoire qu'elle serait capable de se souvenir » |
4. Henri Bergson, Matière et mémoire , 1896, Alcan « le processus de localisation d'un souvenir dans le passé [...] ne consiste pas du tout à plonger dans la masse de nos souvenirs comme dans un sac, pour en retirer des souvenirs de plus en plus rapprochés entre lesquels prendra place le souvenir à localiser. [...] La travail de localisation consiste en réalité dans un effort croissant d' expansion par lequel la mémoire, toujours présente toute entière à elle-même, étend ses souvenirs sur une surface de plus en plus large et finit par distinguer ainsi, dans un amas jusque-là confus, le souvenir qui ne retrouvait pas sa place » 5. Pierre Nora définit la mémoire « La mémoire est la vie, toujours portée par des groupes vivants, et à ce titre, elle est en évolution permanente, ouverte à la dialectique du souvenir et de l'amnésie, inconsciente de ses déformations successives, vulnérable à toutes les utilisations et manipulations, susceptibles de longues latences et de soudaines revitalisations. L'histoire est la reconstruction toujours problématique et incomplète de ce qui n'est plus. La mémoire est un phénomène toujours actuel, un lien vécu au présent éternel ; l'histoire une représentation du passé. ( ) L'histoire ne s'attache qu'aux continuités temporelles, aux évolutions ( ) La mémoire est un absolu et l'histoire ne connaît que le relatif » et dans le tome 3 « Mémoire : pas le souvenir, mais l'économie générale et l'administration du passé dans le présent. Une histoire de France, donc, mais su second degré ». Tiré de « Entre mémoire et histoire. La problématique des lieux », in Les lieux de mémoires, Tome 1 et 3, Paris, Gallimard, 1984, pp.19-20. |
6. Philippe Barrière souligne à propos des usages de la mémoire que « la mémoire est aussi volonté d'ancrer le passé dans le présent, de l'y insérer à des fins socio-politiques utilitaristes. Ce passage du poids du passé au choix du passé conduit forcément à un usage de la mémoire, qui, subitement, se mue en mémoire reconstruction. ( ) Cette reconstruction est permanente et se déplace au gré des circonstances du temps ». 7. Pour la mémoire collective, Pierre Nora dit en 1979 dans Les lieux de mémoire « en première approximation, la mémoire collective est le souvenir ou l'ensemble des souvenirs, conscients ou non, d'une expérience vécue et/ou mythifiée par une collectivité vivante de l'identité de laquelle le passé fait partie intégrante » 8. François Bédarida insiste sur l'objet d'étude en écrivant « au lieu de se laisser enfermer dans un jeu de miroirs, pourquoi ne pas nourrir une ambition, plus haute, d'exploration à travers le miroir », in « Mémoire et conscience historique » 9. La mémoire des résistants, l'exemple de Daniel Cordier in Jean Moulin, l'inconnu du Panthéon , Paris, Lattès, 1989. « Ce passé encore si vivant, pour moi, m'apparaît maintenant comme l'improvisation d'un orchestre de jazz, dont les instruments auraient été perdus et dont une grande partie de l'enregistrement aurait été détruite Ce passé qui était parcouru d'enthousiasme brûlant, de dévouement sans calcul, ressemble à un concert joué une seule fois, et que les spécialistes s'efforcent de reconstituer avec des bribes de documents ou de témoignages. Au terme de leur enquête, peut-être découvriront-ils le nombre et la qualité de l'assistance, la composition de l'orchestre ou le genre de musique exécutée. Mais quelles que soient leur patience et l'exactitude de leurs recherches, jamais plus personne ne percevra dans cette musique la sensibilité particulière des musiciens et de leurs instruments, ni la richesse de sa mélodie et la complexité de son harmonie, tel que, "ce jour-là", elle fut exécutée. Tout au plus pourra-t-on tenter la transcription, plus ou moins exacte, des partitions, mais le déchiffrement de chacune d'elles juxtaposée ne restituera jamais la minute exceptionnelle de leur fusion rythmée. Seuls ceux qui y auront assisté conserveront dans leur tête la plénitude des improvisations de ce concert, sans être capables, à cause de leurs souvenirs déformés et de leur vocabulaire impuissant, de faire partager leur plaisir, figé à jamais dans leur mémoire solitaire. » 10. Serge Berstein nuance l'apport de la mémoire « Pour moi, le passé appartient par nature à l'histoire. Si les acteurs font l'histoire, ce sont les historiens qui en fixent les contours, l'expliquent et en dégagent la signification pour les générations futures. Ils impriment pour la postérité une intelligibilité véridique du passé, lui offrant une vie ressuscitée. Il est vrai que cette histoire ( ) déconcerte les témoins qui ont toujours participé aux évènements d'un point de vue exclusivement personnel. L'histoire « historienne » n'est jamais vécue par aucun acteur (spécialement dans la clandestinité) avec cette connaissance du contexte, en quelque sorte algébrique et panoramique, qu'offre la mise en perspective des évènements ( ) Les anciens acteurs dépités ne retrouvent pas dans l'histoire de Résistance les mots qu'eux-mêmes auraient tracés, comme les amants exigeants sont déçus par une lettre d'amour, dont les sentiments ne répondent pas à leurs espérances exaltées . ( ) Les historiens négligent les péripéties individuelles pour mieux dégager une trajectoire impersonnelle. » in Jean-Moulin face à l'Histoire sous la dir de J.P Azema, Champs Flammarion, 2000, pp.15-17. 11. Sur le témoignage des déportés, Henri Bulawko in Les échos de la mémoire, tabous et enseignement de la Seconde Guerre Mondiale , sous la dir de G.Kantin et G.Manceron, Paris, Le Monde éditions, 1991 écrit « Tant que les historiens n'auront pas compris qu'ils ne peuvent rien faire sans nous tant que nous sommes là, nous risquons demain d'avoir des historiens qui vont « objectiviser » l'histoire. Je crains que « l'histoire objective » supprime tout ce qui est le vécu, tout ce qui est le côté humain qui touche les plus jeunes. Ce n'est pas pour un héritage que l'on se bat, mais pour que les jeunes nous écoutent et qu'à leur tour ils transmettent » |
Sur le « devoir de mémoire » |
1. Paul Ricoeur nuance critique l'injonction à se remémorer « Le devoir de mémoire est aujourd'hui volontiers convoqué dans le dessein de court-circuiter le travail critique de l'historien, au risque de refermer telle mémoire de telle communauté historique sur son malheur singulier, ( ) de la déraciner du sens de la justice et de l'équité » 2. La sociologue Marie-Claire Lavabre dans Critique internationale , n°7, avril 2000, indique « ( .) Outre que la lutte contre l'oubli ne peut par définition s'exercer que quand l'oubli n'est pas installé, l'injonction du « devoir de mémoire » suppose que les savoirs constitués par l'histoire sont éventuellement destinés à rester lettre morte sauf à devenir mémoire, ce par quoi il faut donc bien entendre souvenirs, représentations, socialement partagées du passé, lesquelles, par définition encore, ne répondent guère à la prescription, à la raison, bref au « devoir » » 3. A propos de la fièvre mémorielle, Jean-Pierre Rioux dit « Une rumination de mémoire nationale a donc remplacé une histoire nationale jusqu'alors porteuse de sens » in L'Histoire , n°165, avril 1993, p.81 . P.Nora complète mais dans une perspective constructive (cf référence ci-dessous) « la commémoration a envahi le travail de l'historien jusqu'à l'asservir tout entier. Elle inspire sa curiosité, elle lui dicte souvent son calendrier de travail ( ) elle a engendré une idéologie du « tout mémoire » et de la conservation intégrale ( ) L'avènement de la mémoire et la tyrannie qu'elle impose exprime en définitive un approfondissement et une généralisation du sentiment de l'histoire ». 4. Pierre Nora ajoute dans « Pour une histoire au seconde degré » in Débat. Mémoires du XXème siècle , n°122, nov-déc 2002, pp.29-30 « Ce qui est nouveau et qui vient de l'insondable malheur du siècle, de l'allongement de la durée de vie, du recours possible aux témoignages des survivants, de l'officialisation aussi des groupes et des communautés, attachées à leur identité, leur mémoire, leur histoire, c'est la prétention de la mémoire collective à une vérité plus « vraie » que la véracité de l'histoire, la vérité du vécu et du souvenir ( ) quelle que soit, au demeurant, la part de reconstruction et de reconduction artificielle de ce souvenir » et ajoute plus loin que « faire une « histoire au second degré » c'est contribuer à ce que la critique historique se transforme en histoire devenue toute entière critique d'elle-même, et pas seulement de ces instruments de travail » 5. François Bédarida plus nuancé indique « le souvenir de la bestialité humaine- et les conditions dans lesquelles elle a pris forme- est à conserver impérativement ». 6. Les enseignants et les commémorations, d'après Dominique Borne, journées-entretien de l'Association des Amis de la Fondation de la Mémoire de la Déportation sur La transmission de la mémoire de la déportation , Paris, 18 mars 1999. « La mémoire dont l'Etat s'occupe, et dont les ministres parlent, n'est pas nécessairement celle que les enseignants doivent enseigner dans les classe. ( ) Le ministre se situe dans le registre de la mémoire.( ) Le temps de l'enseignement n'est pas le temps du ministre ou le temps politique. Il n'est pas non plus le temps de la course à la commémoration ( ). On se situe dans le temps long, le temps réel de l'explication et des réponses de fond dont les élèves ont besoin. ( ) Les associations jouent leur rôle et ce rôle est nécessaire. Leurs demandes aux politiques ne peuvent pour autant dicter à l'école les contenus de ce qu'il faudrait enseigner. L'enseignement de l'histoire risquerait alors de juxtaposer des bribes désaccordées de mémoire, alors qu'il doit construire le savoir partagé par tous ». |
Pluralité des « mémoires » de la seconde guerre mondiale |
1. Michel Henri, La guerre de l'ombre, Paris, Grasset, 1970, s'inscrit dans la fidélité à la mémoire gaullienne « A l'origine, il y eu la volonté de ceux qui se réclamaient du général de Gaulle pour maintenir la France en état de guerre. Un peu étroite idéologiquement, dans son inspiration « d'union sacrée », elle offrait en revanche, le cadre le plus large pour les recrutements les plus divers.( ) Les Français qui, hors de France, conservaient leur liberté d'action et ceux qui, en France, éprouvaient en tâtonnant, pour les abattre, les murs de la prison qu'était devenu leur pays, marchaient à l'aveuglette les uns au devant des autres, et leur point de mire, puis de rencontre, fut le général de Gaulle ( ). C'est à Londres, dans la France libre, que cette mystique est née. Elle va au-delà de l'obéissance et du respect du soldat à son supérieur, jusqu'à un engagement de fidélité à sa personne, une sorte de contrat d'homme lige à son suzerain » puis « Ainsi se profilait, dans la Résistance déjà, l'attente confuse d'une résurrection, si les temps d'apocalypse devaient revenir, du « sauveur » de juin 1940 ». (pp.366-367) Il défend l'idée d'une France entière dressée contre l'occupant « La Résistance , ce fut ( ) aussi autre chose la fourmilière nationale, grouillante de millions de gestes obscurs, humbles, inefficaces parfois, toujours dangereux, hélas ; certains (ndlr de ces hommes), hissés au dessus d'eux-mêmes, devinrent des héros sans l'avoir recherché- mais tous avaient vocation à l'être ». (p.378) 2. Aron Robert, réhabilite la mémoire de Pétain, Histoire de Vichy , 1954. « L'honneur qu'allègue le maréchal Pétain, c'est l'honneur d'un gouvernement qui a su maintenir les données de son indépendance et protège les populations ; en un mot, c'est l'honneur civique. Celui qu'invoque le générale de Gaulle, c'est l'honneur militaire pour qui s'avouer vaincu est toujours infamant. De ces honneurs, il se peut que l'un soit plus impérieux, plus instinctif, plus spontané. L'autre existe, sur un mode sans doute moins éclatant, mais il est pourtant réel. Le premier correspondait à l'aventure exaltante, mais d'apparence désespérée, dont Charles de Gaulle est l'annonciateur. Le second à l'épreuve lente et douloureuse dont Philippe Pétain ne prévoyait ni la durée ni la fin. Tous deus étaient également nécessaires à la France. Selon le mot que l'on prêtera à Pétain et à de Gaulle : « le Maréchal était le bouclier, le Général l'épée ». R.Aron ajoute plus loin « Ainsi Montoire ne peut être apprécié seulement comme un acte politique ; son aspect psychologique et humain est peut-être l'essentiel. Ni « Verdun diplomatique », puisqu'il n'a pas suffi à arrêter la pression des occupants, ni acte de trahison, puisqu'en fait le Maréchal s'y est rendu pour protéger les Français, cette entrevue a causé une des équivoques les plus graves qu'ait connues notre pays, une des atteintes les plus profondes qu'ait subies son unité » 3. A propos du mythe pétainiste, il est rapidement écorné par certains manuels scolaires comme Jules Isaac ; l'exemple des notes biographiques citées dans l'ouvrage de Nicole Garel-Lucas Edition de 1930, p.275 « Pétain, Saint-Cyrien et fantassin : lucidité, force d'âme et maîtrise de soi, comprenant les conditions nouvelles de la guerre et sachant s'y adapter. Aucune faiblesse, mais le souci de ménager le sang du soldat, l'art d'inspirer confiance et d'exercer sur l'armée, à tous les degrés de la hiérarchie, une action personnelle ( suit la description des faits militaires). Son autorité, sa réputation grandissent ( ) Il remplace Nivelle à la tête de l'armée française ; nul chef peut-être n'eût pu réaliser ce qu'il fit alors et celui-ci est son principal titre de gloire ; relever le moral affaibli de l'armée, enrayer défaillances et mutineries, ranimer la volonté de vaincre ( ) Moralement et techniquement, Pétain mérite ainsi d'être appelé « l'organisateur de la victoire » » Edition de 1953, p.53 « Pétain, Saint-Cyrien et fantassin s'impose tout de suite par sa lucidité, son calme et maîtrise de soi. (suit Verdun ) Nul n'eût pu réaliser ce qu'il fit alors ; inspirer confiance au soldat, enrayer défaillances et mutineries, renouveler les méthodes tactiques. Mais enclin au pessimisme, il manquait de cette foi indomptable en la victoire qui animait Foch et assurait à celui-ci la confiance des Alliés ». 4. Bidault Georges, entrecroise les mémoires, D'une résistance à l'autre , Paris, Presses du siècle, 1965. « Parmi ceux qui ont été de vrais résistants, qui ont connu de vrais dangers, il n'a pas manqué d'hommes qui ont trouvé de mauvais goût que je fasse sortir la Résistance du musée pour un objet, qui quoique identique à nos premiers buts, n'avait plus le bonheur de leur plaire. ( ) D'avoir été contre le Maréchal leur avait fait prendre l'habitude d'être contre les valeurs établies. Soucieux d'abattre encore quelque chose, ils s'en prenaient, oublieux de leur premier combat, à l'histoire, au patrimoine, aux intérêts évidents de la France. Ils étaient devenus hostiles à l'Algérie française de peur de l'immobilisme » (p.277) puis de s'essayer à une comparaison historique encore plus osée « Pas d'autre secours que de ne pas savoir. Du temps d'Hitler, on ne parlait pas de fours crématoires et du génocide des Juifs. Du temps de Staline, on ne parlait pas des camps de concentration et des purges massives. De notre temps, du temps que vous savez, on ne parle pas des harkis. Dans chaque cas de responsabilités intolérables, il n'y a, pour ceux qui en portent le poids et pour ceux qui s'y sont associés, pas d'autre refuge que de se taire. Plus tard, quand la vérité finira par éclater malgré tous les efforts coalisés, on sait d'avance ce qui sera dit. C'est toujours la même excuse que donnent les lâches, les complices et les coupables, à l'heure de l'échec : Je ne savais pas. Je n'ai pas voulu cela . » (p.266) 5. Georges Pompidou en septembre 1972 s'exprime sur la grâce de Touvier ( Entretiens et discours , 1968-1974, Paris, Flammarion, 1984) « Notre pays, depuis un peu plus de trente ans, a été de drame national en drame national. Ce fut la guerre, la défaite et ses humiliations, l'Occupation, et ses horreurs, la Libération par contrecoup, l'épuration et ses excès reconnaissons le ; et puis la guerre d'Indochine, et puis l'affreux conflit d'Algérie.. Alors, ayant été dénoncé par les gens de Vichy à la police allemande, ayant échappé deux fois à un attentat de l'OAS je me sens le droit de dire ; allons-nous éternellement entretenir saignantes les plaies de nos désaccords nationaux ? Le moment n'est-il pas venue de jeter le voile, d'oublier ces temps où les Français ne s'aimaient pas, s'entredéchiraient et même s'entretuaient ( ) » 6. Simone Veil, Entretien de Juin 1990 avec Annette Wiervorka dans le manuel d'histoire, terminale ES, L, S, Le monde de 1945 à nos jours , Paris, Belin, p.267 7. Discours de Jacques Chirac du 16 juillet 1995 commémorant la rafle du Vel d'Hiv (Bréal, p.271) 8. Henri Michel et la résistance dans les camps de concentration ( ouvrage cité plus haut ) ; l'idée de passivité des Juifs dura longtemps après lui
Les commémorations -dernier dimanche d'Avril ; souvenir de la déportation |
Bibliographie |
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Olivier Golliard, Lycée Jules Ferry, Conflans-Sainte-Honorine |