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Travailler une tâche complexe avec un parcours e-éducation : La-Faute-sur-Mer et la tempête Xynthia

lundi 12 juin 2017, par Geoffrey Gekiere

Le Groupe d’expérimentations pédagogiques (GEP) s’est engagé dans la conception de parcours-ressources de e-éducation sur la plateforme académique Éléa. L’objectif est de proposer des exemples de scénarios pédagogiques relevant de la e-éducation avec des approches pédagogiques variées.

Voici une proposition en classe de seconde, en géographie.

La proposition « La Faute-sur-Mer, éviter un autre Xynthia ? » s’inscrit à la croisée des chemins des chapitres « Les littoraux, espaces convoités » et « Les espaces exposés aux risques majeurs » en géographie en classe de seconde générale et technologique. Les élèves sont amenés à découvrir et approfondir :

  • les notions d’aléa, de vulnérabilité et de risques ;
  • les caractéristiques des littoraux comme espaces convoités, fortement aménagés et densément peuplés ;
  • la lecture de carte IGN au 1/25 000 et la manipulation de données géographiques numériques.

À travers des images d’archives, des cartes, des témoignages et des documents divers (bulletin météo, photographies), les élèves sont invités à adopter une démarche d’investigation pour découvrir les causes de la catastrophe de la Faute-sur-Mer, puis à réutiliser les connaissances acquises pour établir un diagnostic du risque submersion sur une autre commune.

Présentation du parcours

Les élèves « jouent le rôle » d’un.e expert.e, travaillant pour le ministère du développement durable, et chargé.e, au lendemain du passage de la tempête Xynthia, de rédiger une synthèse sur les causes de la catastrophe de la Faute-sur-Mer, commune dans laquelle se trouvaient la plupart des victimes. Une archive de l’INA-Jalons via éduthèque ouvre le parcours : au lendemain des événements, la violence de la tempête est l’unique facteur explicatif mis en avant.

Début du parcours : localiser la Faute-sur-Mer

La consultation de quelques sites facilement accessibles (coefficients de marée, météo france, etc.) aboutit rapidement à une remise en cause totale de cette première conclusion.

Une tâche simple pour préparer la synthèse : vérifier des données sur les caractéristiques de la tempête

Le parcours est progressif : les pages ne sont accessibles que lorsque l’exercice est réalisé ou le travail rendu.

Couplé aux nouvelles fonctionnalités d’édugéo via éduthèque (enregistrement et mise à disposition de croquis), le parcours permet de rendre disponible, à la maison comme en classe, les ressources nécessaires à la rédaction.

Une ressource accessible en classe et à la maison : croquis de synthèse réalisé sur édugéo

Le parcours est hybride : en classe, les élèves doivent utiliser les informations recueillies pour formuler des hypothèses et apporter des propositions de réponses. Même s’il leur est possible de consulter les documents déjà vus (croquis, photographies, etc.), l’essentiel du temps doit alors être consacré au « rapport » qu’ils doivent rendre, répondant à la question qu’ils ont finalement eux-mêmes soulevés : pourquoi y a-t-il eu tant de morts dans un espace aussi restreint, suite à une tempête certes violente, mais dont la force était largement inférieure à d’autres phénomènes moins meurtriers (tempête Klaus).

Déroulement de la séquence : activités en classe, activités à la maison

La dernière étape consiste à étudier un nouveau territoire exposé à l’aléa submersion (communes du bassin d’Arcachon), mais dans un contexte différent (situation topographique, prévention des risques, urbanisme). Les élèves doivent donc commencer par repérer les différences entre les deux communes étudiées, puis proposer des mesures de prévention pour limiter les risques de catastrophe. Un outil numérique de simulation de montée des eaux est proposé aux élèves, qui demeurent libres d’utiliser les ressources de leur choix (lors de la mise en œuvre, certains élèves ont pris l’initiative d’aller visualiser l’aspect du bâti en utilisant... GoogleStreetView !).

Points de vigilance

  • Le temps de rédaction doit être précédé d’un recadrage et d’une formulation claire et explicite de la tâche à accomplir, des problématiques spécifiques du cas étudié ;
  • La rédaction est réalisée en classe : elle permet au professeur de guider, corriger, ou motiver des groupes en difficulté ;
  • Après la réalisation du deuxième travail (diagnostic du risque submersion dans une commune du bassin d’Arcachon), un temps de présentation par le professeur des mesures proposées par les différents groupes d’élèves permet de retravailler les grandes notions et le vocabulaire acquis lors du travail.

Voir en ligne : Pour en savoir plus sur le projet e-éducation et les parcours Éléa