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Le cinéma : des accords Blum-Byrnes à l’exception culturelle

jeudi 27 novembre 2008, par Claude Robinot

Parcours pédagogique à partir des Jalons INA confrontés à d’autres documents

1- Signature des accords Blum -Byrnes, 1946

Le 28 mai 1946, le président du conseil Léon Blum signe avec le secrétaire d’Etat Byrnes des accords qui portent leurs noms. Les Américains liquidaient une dette de 2,8 milliards de dollars contractée pendant la guerre et accordaient un crédit supplémentaire de 500 millions de dollars pour permettre de continuer à acheter des produits américains. En échange, la France s’engageait à ouvrir ses frontières aux produits américains. L’importation de films américains n’était plus contingentée. La seule limite fixée aux distributeurs était l’obligation d’une semaine par mois réservée à la diffusion de films français.

Flash Video - 4 Mo
Les accords Blum Byrnes

2 - Maurice Thorez et les communistes défenseurs du cinéma français.

« Le cinéma français est dans une situation désespérée (…)
L’humanité à publié des chiffres qui disent la ruine de nos industries nationales et le triomphe de ses concurrents américains. Ayant obtenu des visas de censure dans le premier trimestre 1946 : 38 films américains et 46 films français ; dans le deuxième semestre 1946 : 145 films américains et 46 films français, et dans le premier semestre 1947 : 338 films américains et 55 films français. Mais la question n’est pas seulement celle du profit réalisé par les Américains et de la ruine et du chômage, de la misère qui frappe les artistes, les musiciens et les travailleurs des studios français. Il faut y voir un aspect de la préparation idéologique, à laquelle les Américains soumettent les peuples qu’ils se proposent d’asservir. C’est une entreprise de désagrégation de la nation française, une entreprise de démoralisation de nos jeunes gens et de nos jeunes filles avec des films abêtissants où l’érotisme le dispute à la bondieuserie, ou le gangster est roi ; ces films ne visent pas à préparer une génération de Français conscients de leurs devoirs envers la France, envers la République, mais un troupeau d’esclaves écrasés par le « Talon de fer ».

Texte de Thorez cité par De Laurent Marie, Le cinéma est à nous : le PCF et le cinéma français de la Libération à nos jours, L’Harmattan, 2005, page 69.

3 - L’exception culturelle

4 - Part de marché des films américains et européens en 2002

QUESTIONS ET TRAVAIL A FAIRE

Regardez l’ensemble des documents et rédigez un paragraphe qui montre dans un premier temps les difficultés économiques du cinéma français et européen et dans un deuxième temps les moyens mis en œuvre pour assurer son existence. Concluez en expliquant l’importance du cinéma dans la formation d’une identité culturelle française et européenne.

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